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Contrats en alternance : ce qui change au 1er janvier 2026

  • 31 déc. 2025
  • 4 min de lecture

La revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 entraîne plusieurs évolutions importantes pour les contrats en alternance, tant pour les employeurs que pour les alternants. Elle impacte les niveaux de rémunération, les règles d’exonération de cotisations sociales ainsi que les aides financières à l’embauche. Tour d’horizon des principales mesures applicables en 2026.


Contrat de professionnalisation : revalorisation des rémunérations minimales

À compter du 1er janvier 2026, les rémunérations minimales des salariés en contrat de professionnalisation sont revalorisées afin de tenir compte de l’augmentation du SMIC. Le montant versé dépend de l’âge du salarié, de son niveau de qualification à l’entrée en contrat et, le cas échéant, des dispositions plus favorables prévues par la convention collective applicable.


Pour les salariés de moins de 21 ans, la rémunération minimale est fixée à 55 % du SMIC lorsqu’ils ne disposent pas d’un bac professionnel, soit 1 002,69 € pour 151,67 heures mensuelles. Elle est portée à 65 % du SMIC, soit 1 185,00 €, lorsque le salarié possède au moins un bac professionnel.


Les salariés âgés de 21 à moins de 26 ans perçoivent 70 % du SMIC en l’absence de bac professionnel, soit 1 276,15 €, et 80 % du SMIC lorsqu’ils disposent d’une qualification au moins équivalente, soit 1 458,46 €.


À partir de 26 ans, la rémunération minimale correspond à 100 % du SMIC, soit 1 823,07 €, ou, si ce montant est plus favorable, à 85 % du salaire minimum conventionnel prévu par la branche.


Lorsque le contrat de professionnalisation est conclu sous la forme d’un CDI, le salarié est rémunéré selon les règles de droit commun à l’issue de l’action de professionnalisation. Par ailleurs, l’atteinte de 21 ans en cours de contrat entraîne une revalorisation à compter du premier jour du mois suivant l’anniversaire, contrairement au passage à 26 ans, qui n’a pas d’impact automatique sur la rémunération.


Contrat d’apprentissage : évolution des limites d’exonération des cotisations salariales

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 a profondément modifié le régime social applicable aux contrats d’apprentissage. Depuis le 1er mars 2025, les règles diffèrent selon la date de conclusion du contrat, ce qui a un impact direct sur les exonérations applicables en 2026.


Pour les contrats conclus jusqu’au 28 février 2025, la rémunération des apprentis reste exonérée de cotisations salariales dans la limite de 79 % du SMIC brut et bénéficie d’une exonération totale de CSG et de CRDS. À compter du 1er janvier 2026, cette exonération s’applique dans la limite mensuelle de 1 440,19 €.


Pour les contrats conclus à compter du 1er mars 2025, la rémunération est exonérée de cotisations salariales et de CSG/CRDS uniquement dans la limite de 50 % du SMIC brut. La limite mensuelle d’exonération est alors fixée à 911,52 € à compter du 1er janvier 2026.


Ces limites ne font l’objet d’aucune régularisation d’un mois sur l’autre ni en fin d’année. Elles sont proratisées uniquement en cas d’entrée ou de sortie de l’apprenti en cours de mois, mais ne le sont ni en cas d’absence ni en cas de temps partiel.


Contrat d’apprentissage : revalorisation de la rémunération minimale

La revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 entraîne également une hausse de la rémunération minimale légale des apprentis. Celle-ci varie en fonction de l’âge de l’apprenti et de l’année d’exécution du contrat.


À titre d’exemple, un apprenti de moins de 18 ans perçoit 27 % du SMIC en première année, 39 % en deuxième année et 55 % en troisième année. Pour les apprentis âgés de 21 à moins de 26 ans, la rémunération minimale est fixée à 53 % du SMIC en première année, 61 % en deuxième année et 78 % en troisième année.


Les apprentis âgés de 26 ans et plus bénéficient, quelle que soit l’année du contrat, d’une rémunération minimale égale à 100 % du SMIC. Dans certaines situations prévues par la réglementation ou la convention collective, une majoration de 15 points peut s’appliquer.


Aide à l’apprentissage : suspension de l’aide exceptionnelle début 2026

Un communiqué de presse du ministère du Travail du 26 décembre 2025 précise que l’aide exceptionnelle à l’apprentissage est suspendue à compter du 1er janvier 2026, en l’absence d’adoption de la loi de finances pour 2026.


Jusqu’au 31 décembre 2025, deux dispositifs coexistent. L’aide unique à l’embauche d’apprentis, pérenne, d’un montant de 5 000 €, continue de s’appliquer pour les entreprises de moins de 250 salariés recrutant un apprenti préparant un diplôme au plus équivalent au baccalauréat. L’aide exceptionnelle concerne quant à elle les diplômes de niveau bac +2 à bac +5 dans les entreprises de moins de 250 salariés, ainsi que l’ensemble des diplômes jusqu’au niveau bac +5 dans les entreprises de 250 salariés et plus.


À compter du 1er janvier 2026, l’aide exceptionnelle est suspendue pour tous les contrats conclus à partir de cette date, tout en restant versée pour les contrats conclus avant le 31 décembre 2025. Seule l’aide pérenne demeure pour les entreprises de moins de 250 salariés, son montant restant fixé à 5 000 €, porté à 6 000 € pour les apprentis en situation de handicap.


Le ministère du Travail indique enfin que de nouveaux paramètres de l’aide exceptionnelle seront définis par décret après l’adoption de la loi de finances pour 2026. Ces nouvelles modalités ne seront pas rétroactives et dépendront des crédits votés.


Conclusion

Les évolutions applicables au 1er janvier 2026 renforcent la nécessité pour les employeurs et les professionnels de la paie de porter une attention particulière à la date de conclusion des contrats, aux nouveaux seuils de rémunération et aux règles d’exonération de cotisations. Une veille réglementaire attentive reste indispensable afin de sécuriser les pratiques et d’anticiper les éventuelles évolutions à venir en matière d’alternance.


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