Burn-out : les douze signes qui doivent vous alerter


A l'occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, lundi 28 avril, francetv info détaille les symptômes de ce syndrome bien spécifique, lié à l'activité professionnelle.


Des troubles de la concentration, de l'attention et de la mémoire font partie des premiers signes du burn-out. (GUETTY IMAGES)

Rares sont ceux qui ne se sont pas sentis un jour épuisés à la fin de leur journée de travail. Ou stressés le matin, à l'idée d'en affronter une nouvelle. Parfois, les vacances sont attendues avec une telle impatience que l'individu s'interroge : suis-je en train de faire un burn-out ? Si ce terme anglais n'a toujours pas rencontré de consensus scientifique, il répond à une liste de symptômes précis, identifiés au gré des centaines d'études menées sur le sujet.

A partir de l'une d'entre elles, réalisée par la psychiatre française Marie-Pierre Guiho-Bailly, francetv info a listé les douze signes qui précèdent l'effondrement physique et psychique propre à un burn-out.

Pour savoir si vous êtes atteint par ce syndrome des temps modernes, répondez par "OUI" ou par "NON" à chaque phrase.

1. Pour x raisons – changement de poste, de chef, restructuration, nouvelles missions, etc. – vous avez le sentiment de ne plus être aussi efficace au travail.

2. Vous présentez des troubles de l'attention, de concentration, de mémoire. Vous ne trouvez pas vos mots, vous faites des erreurs.

3. Vous compensez avec des horaires à rallonge pour tenter de retrouver l'efficience antérieure. En vain.

4. Le repos n'est plus réparateur. Au réveil, au retour d'un week-end ou de vacances, la fatigue revient aussitôt. Vos ruminations sur le travail vous empêchent de dormir.

5. Contrairement à une dépression, vous n'avez pas le goût à rien, vous n'êtes pas triste tout le temps. Mais le travail est votre principale préoccupation.

6. Vous vous montrez irritable, vous avez des accès de colère. Vous passez facilement du rire aux larmes.

7. Votre entourage a beau vous alerter, vous êtes dans le déni par rapport à votre surmenage. Vous vous repliez sur vous, avec un sentiment de solitude grandissant.

8. Vous souffrez de maux de tête, de douleurs musculo-squelettiques, de troubles du comportement alimentaire, d'infections virales (ORL) à répétitions, de palpitations...

9. Pour tenir le coup, vous avez recours à des substances psychoactives (alcool, tabac, drogue).

10. Vous ressentez un épuisement émotionnel, renforcé par le déni de l’encadrement à l'égard de votre situation. Vos tâches se transforment en mission impossible.

11. Vous avez un comportement à risque, accidentogène.

12. Bienveillant d’ordinaire, vous devenez cynique à l’égard de vos "usagers" au travail (patients, clients, public, etc.). Vous travaillez frénétiquement mais mécaniquement.

Si vous répondez "OUI" aux cinq premiers signes

Ne passez pas votre chemin. Les cinq premiers symptômes décrits ci-dessus sont déjà significatifs dans la mesure où le "sommeil non réparateur et l'hyperactivité compensatrice" au travail sont deux des trois constantes d'un syndrome d'épuisement professionnel en gestation, selon Marie Pezé, psychologue s